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Y a quoi au cinéma ?

Les Indestructibles 2, Le Dossier Mona Lina, Au poste, American nightmare 4 : Les films qui méritent ou pas de se déplacer en salle

Le cinéma, ça coûte de l’argent et du temps. Il est donc important de faire parfois le tri dans ce qui sort en salles. Cette semaine, un film écrase de la tête et des épaules la concurrence. C'est même tout simplement l'un des tous meilleurs films de l'année comme son prédécesseur l'était en 2004.

 

affiche les indestructibles 21- Les Indestructibles 2 de Brad Bird (Animation, USA, 1h58)

Pourquoi il faut y aller ?

Les suites chez Pixar, on les regarde avec une certaine méfiance. Car pour un Toy story 2 vraiment à la hauteur (et encore plus le 3), la liste est longue des œuvres cent fois inférieures à leur modèle : Monstres Academy, Cars 2, Le Monde de Dory pour ne citer qu’eux. Sauf que là, c’est le boss du game qui est à la barre : le papa des Indestructibles, Brad Bird, est bien de retour pour cette nouvelle aventure de la famille Parr. Et visiblement, il a des choses à dire et surtout à montrer. Comme le prouve d’entrée cette formidable séquence d’action dans les rues de la ville qui explose en idées de mise en scène tous les films Marvel de la terre. Vous pouvez vous installer confortablement dans votre fauteuil, tout va bien se passer : Les Indestructibles 2 est l’une des meilleures suites de l’Histoire du cinéma. Et pour cela, Brad Bird n’a pas besoin de faire dans la surenchère à outrance. Non, il se « contente » de développer encore un peu plus son attachante famille en les faisant se confronter à des situations lambda : madame prend les rênes de l’aspect héroïque pendant que monsieur s’occupe des enfants et de l’intendance familiale, Violet gère tant bien que mal ses soucis de cœur, Dash cherche à s’imposer, et Jack Jack devient un bébé des plus envahissants et incontrôlables. Grande idée d’ailleurs de faire de Jack Jack et la découverte de ses immenses pouvoirs l’élément comique absolu de cet épisode. A l’instar de Scrat dans L’Age de glace, c’est un voleur absolu de scènes sauf qu’ici, le récit ne s’arrête pas pour autant. Bien au contraire même !

Sorte de croisement fantasmé entre le meilleur de l’univers des super-héros et celui de James Bond (la partition musicale endiablée de Michael Giacchino est une pure merveille), Les Indestructibles 2 n’arrête pas d’être généreux avec son public. En proposant une quantité impressionnante de séquence décapantes constamment au service de l’intrigue du film, il réussit le miracle cinématographique d’être aussi attrayant pour les enfants que les adultes. Il ne reste plus qu’à espérer qu’on n’ait pas 14 ans à attendre pour voir un troisième film.

Pourquoi il ne faut pas y aller ?

On ne sait pas pourquoi, on ne comprend pas non plus, mais vous n’avez pas aimé le premier film. Voilà, c’est un peu la seule raison possible pour justifier une absence en salle.

 

Le Dossier Mona Lina 2- Le Dossier Mona Lina de Eran Riklis avec Golshifteh Farahani, Neta Riskin (Thriller, Israël, 1h33)

Pourquoi il faut y aller ?

L’ambition du film de lier l’intime au thriller paranoïaque séduit indéniablement. On a l’impression plus d’une fois de se retrouver dans un bon vieux film des années 70 où l’on guette le moment où nos héros vont être face à un danger de plus en plus inévitable. La reconstitution d’époque a beau être sobre, elle n’en demeure pas moins crédible. Et puis, il y a ce duo de femmes que tout oppose et qui va devoir cohabiter dans un appartement. L’occasion pour le réalisateur israélien, Eran Riklis, de dresser un bien joli portrait de deux êtres abîmés par la vie qui vont trouver en l’autre la force de se reconstruire et d’avancer. Que ces deux femmes soient culturellement et religieusement opposées (l’une libanaise, agent double, l’autre agent israélienne du Mossad en charge de sa protection) offre l’occasion d’un message de tolérance qui n’est jamais mièvre de par la capacité du film à ne pas oublier sa fonction première de thriller d’espionnage.

 critique de Le Dossier Mona Lina

Pourquoi il ne faut pas y aller ?

Le dosage entre l’espionnage et le huis-clos humaniste n’est pas facile à respecter. Si Riklis y arrive la plupart du temps, il a plus de mal sur la fin quand l’action s’emballe. On le sent moins à l’aise et le joli équilibre de la grosse première heure est quelque peu rompu. Au point de faire perdre pas mal d’impact à un récit et de finir sur une petite fausse note. Sans doute pas au point de gâcher le plaisir éprouvé mais suffisamment pour se dire qu’on est passé à côté d’un vrai grand film.

 

au poste3- Au poste de Quentin Dupieux avec Benoît Poelvoorde, Grégoire Ludig, Marc Fraize, Anaïs Demoustier (Comédie, France, 1h13)

Pourquoi il faut y aller ?

C’est quand la dernière fois que vous avez vu un bon film qui ne dépasse par l’heure et quart au cinéma ? Dans son style toujours unique et barré, Quentin Dupieux nous entraîne dans un commissariat où son humour absurde fait souvent mouche. Il faut dire qu’il a trouvé en Benoît Poelvoorde un parfait copain de jeu. Et comme les comédiens autour du belge sont parfaits, les joutes verbales sont particulièrement savoureuses.

 

critique du film au poste

Pourquoi il ne faut pas y aller ?

Amis cartésiens ne jurant que par une intrigue solidement charpentée, vous ne serez pas les bienvenus. Ceux qui apprécient un cinéma esthétique n’auront guère le loisir de s’extasier non plus. Enfin, ceux qui sont allergiques aux huis-clos, en seront pour leurs frais puisque Dupieux prend un malin plaisir à ne presque jamais sortir du bureau d’interrogatoire. Quant à la chute du récit, il pourra en laisser plus d’un sur le carreau.

 

 

affiche à la dérive4- À la dérive de Baltasar Kormakur avec Shailene Woodley, Sam Clafin (Drame, USA, 1h36)

Pourquoi il faut y aller ?

Etant donné la chaleur estivale actuelle, un petit coup de frais au large ne fait pas de mal. Surtout que le maître à bord, Baltasar Kormakur, a déjà prouvé par le passé son aptitude à nous narrer des événements tragiques au milieu d’une nature hostile (le solide Everest). Solide technicien, le réalisateur islandais, rompu aux prod américaines, emballe son récit de ce jeune couple de naufragés avec une réelle efficacité. Les passages obligés du genre, il les gère avec une vraie roublardise et s’offre même quelques jolis moments de bravoure, à commencer par l’étonnante séquence d’ouverture en plan séquence. Et puis, il a un sacré atout pour tenir son spectateur en haleine en la personne de Shailene Woodley. La star de la saga Divergente et de Nos étoiles contraires, s’est complètement investie dans son personnage et donne physiquement tout pour que l’on croit à cette dérive qui suinte de plus en plus la mort au fil des minutes. Bien sûr, si vous connaissez l’issue de ce naufrage, pour cause d’histoire vraie, l’implication émotionnelle sera bien différente.

 critique de à la dérive

Pourquoi il ne faut pas y aller ?

Kormakur a beau tout bien faire, il ne peut pas non plus faire des miracles. A la dérive enfile un peu tous les passages obligés du film catastrophe à échelle humaine. Alors, oui, on ne s’ennuie pas vraiment, mais on ne se passionne pas non plus outre mesure du sort de nos tourtereaux. Et finalement, on a bien fait car le film réserve un retournement de situation qui n’est pas du meilleur goût et que les plus perspicaces risque fort d’avoir devancé.  

 

5- American nightmare 4 de Gerard McMurray avec Y'lan Noel, Lex Scott Davis, Joivan Wade (Action, USA, 1h42)

Pourquoi il faut y aller ?

Vous êtes un fan de la saga. Vous avez envie de connaître les origines qui ont amené à la première purge. Vous vous demandez si les auteurs peuvent aller encore plus loin dans le grand guignolesque ? Bref, vous êtes quelqu’un qui se pose les vraies questions dans la vie : American nightmare 4 n’y répondra pas mais il y a suffisamment d’action et de meurtres violents pour que la chaleur estivale soit oubliée dans une bonne salle climatisée.

 

Pourquoi il ne faut pas y aller ?

Parce qu’à force, vous les encouragez à continuer. Et que bon, là, c’est quand même le 4 et que ça raconte encore moins de choses que les précédents (si, si, c’est possible). Oubliez-la (petite) charge politique tentante depuis l’élection de Trump, place au spectacle bien débilos et complètement arriviste : « Tiens, Get out et Black panther, ça a cartonné et si on mettait que des héros noirs dans le film et que les méchants étaient des blancs manipulateurs, tricheurs et sanguinaires ». Si, encore tout ceci était bien emballé et joué mais non, on frise la série Z à tous les étages et on a vraiment beaucoup mais beaucoup de peine pour Marisa Tomei venue encaisser le chèque entre deux Spider-man.

Publié le 04/07/2018 par Laurent Pécha

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