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Love addict, Game night, Strangers: Prey at Night : Les films qui méritent ou pas de se déplacer en salle

Le cinéma, ça coûte de l’argent et du temps. Il est donc important de faire parfois le tri dans ce qui sort en salles. Retour sur 3 films qui sortent cette semaine.

 

Love addict de Frank Bellocq avec Kev Adams, Mélanie Bernier, Marc Lavoine, Michael Madsen (Comédie, France, 1h33)

Pourquoi il faut y aller ?

On va être honnête, on va avoir du mal à remplir cette partie-là. Bien sûr, si vous êtes fan absolu de Kev Adams, si vous avez déjà survécu sans encombre à la vision des atroces Gangsterdam ou Les Nouvelles aventures d’Aladin, Love addict passera presque tout seul. Il y a aussi la possibilité d’apprécier l’abattage de Mélanie Bernier à qui la comédie romantique va comme un gant et ce en dépit d’un personnage écrit à la truelle. La comédienne est un (quasi) trésor national et l’on ne peut que regretter qu’elle ne tourne pas plus et surtout dans des films à la hauteur de son talent. Dans Love addict, c’est elle qui nous arrache les quelques rires du film dans les séquences la mettant en scène avec un patient transi d’amour et porté sur le suicide éclair.

 Pourquoi il ne faut pas y aller ?

On ne sait plus vraiment par où commencer tellement le film accumule les choses à ne jamais faire. Les fans de Travolta, Tarantino et Grease vont pouvoir maudire Kev Adams sur plusieurs générations. On a mal pour Michael Madsen (mythique Mr Blonde dans Reservoir dogs) venu prendre un petit billet et nous rappeler que cela fait bien longtemps qu’il a abandonné toute idée de faire du cinéma. Avec ses gags d’une autre époque (la séquence dans la boîte gay semble sortir d’une version inédite foirée de La Cage aux folles), son rythme totalement décousu (il faut une grosse demi-heure pour que le duo Adams-Bernier se forme), ses seconds rôles en roue libre (embarrassant Marc Lavoine) ou ne sachant pas jouer (Sveva « Dalida » Alviti), Love addict est une bien triste catastrophe. A partir d’un pitch pas plus mauvais qu’un autre, sorte de version légère et modernisée de L’Homme qui aimait les femmes de François Truffaut, le premier film de Frank Bellocq multiplie les rebondissements les plus éculés et tente vainement de crédibiliser Kev Adams en héros de cinéma. On en ressort sans aucun amour ni addiction pour l’entreprise. Tout le contraire même alors qu’on était vraiment parti avec les meilleures intentions du monde.

 

Game night de John Francis Daley et Jonathan Goldstein avec Jason Bateman, Rachel McAdams, Kyle Chandler (Comédie, USA, 1h40)

Pourquoi il faut y aller ?

A l’instar du précédent film de ses auteurs, le drôle Vive les vacances, Game night fait partie de ces comédies américaines qui délivrent à peu près ce que la bande-annonce et le projet laissent espérer. Soit un récit qui n’a pas pour vocation de laisser une trace mémorable dans l’histoire du cinéma mais simplement d’offrir la possibilité de passer un moment de détente sympathique. Pour ce faire, les deux réalisateurs s’appuient sur un récit suffisamment riche en péripéties et situations abracadabrantes pour éviter toute forme d’ennui. Et surtout, ils font la part belle à leurs comédiens, principaux atouts du film. Si les seconds rôles sont parfois trop en retrait (hormis un génial Jesse Plemons en flic meurtri de ne pas participer aux game nights, qui vole toutes les séquences dans lequel il apparaît), le duo vedette, Rachel McAdams-Jason Bateman est absolument parfait. Il y a une indéniable alchimie entre eux au point qu’on aimerait aisément les retrouver ensemble dans une autre comédie.

 Pourquoi il ne faut pas y aller ?

Le divertissement a beau être efficace, il est loin d’être inoubliable. L’absence de maîtrise du rythme empêche de faire monter la sauce et l’espoir d’aller flirter avec la folie des plus grandes réussites du genre (le génial After hours de Scorsese en tête) est vite mort-né. C’est d’autant plus dommage qu’au détour d’un étonnant et virevoltant plan-séquence utilisant tous les principaux protagonistes de l’histoire, les deux cinéastes prouvent qu’ils en avaient sous le pied. Trop sage, trop classique dans son déroulé et même dans ses retournements de situation (voire l’apparition trop tardive de Michael C. Hall qui aurait pu être un vilain bien plus mémorable), Game night laisse plus d’une fois l’impression de ne jamais forcer son destin, le laissant dans la zone des films que l’on ne regrettera pas d’avoir zappé pour une bonne soirée entre amis.  

 

Strangers: Prey at Night de Johannes Roberts avec (Horreur, USA, 1h25) avec Christina Hendricks, Bailee Madison, Martin Henderson, Lewis Pullman

Pourquoi il faut y aller ?

Malgré de nombreux défauts, The Strangers avait fait son petit effet en 2008. Non pas qu’il renouvelait le genre ultra balisé du slasher mais sa gestion du huis-clos, ses tueurs masqués et son casting réussi (Liv Tyler faisant parfaitement bien la scream queen) constituaient des atouts non négligeables. Découvrir sa suite dix ans plus tard s’avère une vraie curiosité. D’autant plus que son réalisateur nous a récemment séduit avec un film de requins tout à fait recommandable (47 meters down). Il y a aussi la possibilité de voir la bien trop rare Christina Hendricks (Mad Men) à qui le cinéma tarde à offrir de beaux rôles. Bref, ce Strangers 2 avait quelques atouts pour nous faire passer une soirée bien divertissante. Mais voilà, on passe directement à la section suivante…

 Pourquoi il ne faut pas y aller ?

The Strangers, c’est Halloween en comparaison de cette suite catastrophique. Hormis une séquence pop dans une piscine où la violence des affrontements atteint une certaine efficacité, rien ne fonctionne. Enfilant les clichés les plus éculés (la présentation de la famille et de ses traumas est d’une indigence exceptionnelle), le récit accumule les péripéties les plus stupides où chaque personnage semble opter pour un comportement digne d’une parodie de film d’horreur. Malheureusement, le sérieux de l’entreprise doublé d’une certaine prétention dans la mise en scène empêche le film de devenir un gigantesque nanar. Impossible alors de prendre le parti d’en rire. Et c’est même presque une larme que l’on pourrait verser devant ce que la pauvre Hendricks a brièvement à jouer.

Publié le 17/04/2018 par Laurent Pécha

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